Maternité à haut risque

Publié le par Cécile

La pauvreté des zones reculées, campagne, montagne, isole les femmes des services médicaux qui pourraient les assister dans leur maternité et surtout les sauver quand il y a des complications.

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L'inégale répartition des spécialistes et matériels, malgré les efforts de l’État, aggrave leurs situations. Les organisations et moyens consacrés au système de santé souffrent de faibles capacités administratives, techniques et logistiques. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) les femmes sont plus vulnérables parce qu'elles sont pauvres et illettrées, privées de l'égalité sociale, juridique et économique. Elles ont un accès insuffisant aux services de planification familiale et de santé maternelle. Les atteintes à la santé et l’état nutritionnel d’une femme font partie des causes à ces problèmes, tout comme le mariage et les grossesses précoces, le manque d'espacement entre les grossesses. De graves maladies neurologiques chez les enfants seraient elles aussi évitées si la consanguinité étaient révolue.

Maternité à haut risque
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Maternité à haut risque

Les femmes meurent parce qu'elles n'accèdent pas ou peu aux soins médicaux ou que ceux-ci laissent à désirer. Les complications surviennent soit pendant l'accouchement, soit tout de suite après. Les risques sont particulièrement élevés pendant les 2 jours qui suivent la naissance. Elles succombent à des hémorragies, à la septicémie, à des avortements non-médicalisés, à un travail prolongé ou à une obstruction du travail. Pour les nouveau-nés, les infections graves, l’asphyxie et la prématurité sont à l’origine de la grande majorité des décès. Les risques diminuent après le 1er mois de vie.

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Si les femmes avaient accès aux services de maternité et de soins primaires plus facilement et rapidement 80 % des décès maternels pourraient être évités et 70 % des infirmités dues à la grossesse pour les bébés. Les soins de longues durée permettraient une prévention passant par l'éducation des petites filles, des adolescentes bien avant la conception de leurs enfants. Il faudrait aussi la mise en place d'un suivi régulier après la naissance dans la première semaine mais aussi pendant la première année après la naissance. Une femme sera d’autant plus capable de prendre en charge sa propre santé et celle de son enfant qu’elle aura eu la possibilité d’accéder à des services de maternité et des soins de santé de base de qualité avant, pendant et après la grossesse. L’éducation est un moteur de progrès social et d’accès aux connaissances.

Maternité à haut risque
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Il serait souhaitable de renforcer les équipes de personnels qualifiés, d'augmenter le financement pour développer l'accès aux soins médicaux (frais de santé, assurance, transferts). Le Maroc a progressé dans la réduction de la mortalité maternelle. Le taux de décès des femmes est passé de 112 sur 100 000 en 2010 à 73 sur 100 000 en 2017, soit une réduction de 35 % (enquête nationale sur la population et la santé familiale – 12 régions – 121 725 ménages – réduction de 39 % en milieu urbain et 25 % en milieu rural).

Il reste donc à faire !

Publié dans Etre femme

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