À l'ombre du figuier

Publié le par Cécile

À l'ombre du figuier

Dans les ruelles de la médina de Tiznit mon amie Saadia et moi sommes à la recherche d'un petit restaurant. Au début l'idée n'est pas d'y manger mais de trouver quelqu'un qui aura le numéro de téléphone portable de la propriétaire de l'hôtel où nous devons loger le soir même. Dans les ruelles nous louvoyons à la recherche de l'enseigne. Les couloirs, étroits parfois, de la médina faits de pierre, de terre, de chaux nous conduisent devant l'établissement.

À l'ombre du figuier
À l'ombre du figuierÀ l'ombre du figuier

En franchissant le porche la découverte du patio chatoyant de bleu, de rouge, d'orange et de soleil me séduit tout de suite. La végétation ombrage les tables où le couvert est mis. Il est à peine 12h30 et il n'y a pas de client. Deux jeunes hommes discutent à une table. Nous nous installons près d'eux, ou plutôt à côté du tout petit bébé chien noir et blanc qui trottine vers moi. Nous obtenons le numéro recherché, mon amie échange au téléphone avec la propriétaire de l'hôtel tandis que je me fais mâcher les doigts par des petites dents acérées. Nous ne sommes pas attendues avant 14h. Nous décidons donc de nous posez « A l'ombre du figuier », le petit restaurant, pour déjeuner.

À l'ombre du figuierÀ l'ombre du figuier

La commande est passée. Saadia part explorer les murs de la petite cours. La musique de fond me plaît mais je ne connais pas le groupe qui joue. Je me tourne vers le propriétaire du chiot avec qui j'ai déjà échangé un peu. Son ami et lui sont heureux de pouvoir me renseigner. Je lui tends mon petit carnet et il y note le nom du groupe, Tinariwen.

Comme s'enchaînent d'autres morceaux parmi lesquels celui d'artiste comme Oum (voir article « 7 minutes 11 d'enchantement ») la conversation continue. Nous nous découvrons des goûts communs.

Saadia m'invite à aller admirer plusieurs tableaux. Il s'agit de pyrogravure sur bois et sur cuir. La finesse du travail me saisit. C'est magnifique. Mon amie me glisse à l'oreille que c'est un des jeunes hommes avec qui je discutais qui en est l'auteur. Je n'hésite même pas. Il faut que j'assouvisse ma curiosité en posant des questions à l'artiste.

Le joli sourire de Karim accompagne les explications qu'il me donne sur ses techniques de gravures et son travail en général. J'avais remarqué le handicap immobilisant sa main droite et il me raconte comment il a dépassé cet obstacle. Il est fier de me montrer des photos d'expositions et de remises de prix. Curieuse de son art je lui pose des tas de questions.

Regardez de plus près ce chat qui joue avec un filet d'eau...

À l'ombre du figuier

Karim donne un coup de main au restaurant. Baba fait la cuisine, Mama fait le pain, les pâtisseries et son frère le service. Et toute la famille soutien l'artiste.

En nous arrêtant sous le figuier nous avons fait une belle rencontre. Pour que celle-ci ait eu lieu il a suffit d'un rendez-vous manqué avec une propriétaire d'hôtel...

À l'ombre du figuier
À l'ombre du figuierÀ l'ombre du figuier
À l'ombre du figuierÀ l'ombre du figuierÀ l'ombre du figuier

Publié dans Balades et autres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article