Machi moshkil

Publié le par Cécile

J'en suis à la moitié du séjour et mon programme a été, comme je m'en doutais, chamboulé. Mais machi moshkil (pas de problème) je me suis adaptée.

Premier lundi voyage en montagne avec Brahim et les enfants des montagnes (article : « En route vers les montagnes » et « A l'école »).

Mardi je devais commencer un travail avec l'association ANIR. Mais la veille de prendre l'avion j'apprends que ça n'allait par pouvoir se faire comme convenu. L'association ne peut plus m'accueillir pour les dates prévues. Machi moshkil les trois jours se transforment en une demie journée. La visite a lieu le jeudi de la semaine suivante.

Face à ces remaniements de dernière minute j'ai trouvé opportun de programmer plusieurs autres visites. Mercredi matin mon amie Saadia m'a fait rencontré Monsieur Zaher, le directeur de l'antenne régionale de l'Entraide nationale. Très heureux de me rencontrer et après avoir devisé pendant plus d'une heure nous en avons conclu qu'il fallait que je revienne à Agadir pour travailler ici plus souvent. Inchaallah (si Dieu le veut ou je l'espère aussi) ! L'après-midi je suis allée rencontrer la directrice de l'antenne d'Agadir de l'Union de l'Action Féminine que je connaissais déjà.

Machi moshkil

Le jeudi après-midi j'ai eu un rendez vous avec l'association Ard Al Atfel (Terre d'enfants) et sa directrice Fatima Echaabi. A l'issue de l'échange elle m'a dit qu'elle aimerait pouvoir me faire travailler auprès de son équipe. Machi moshkil !

Le lendemain, vendredi, je devais retourner dans la petite école dans les montagnes. Le directeur a refusé. J'étais très contrariée de ne pas pouvoir retrouver les enfants. C'est parfois plus compliqué pour l'administration de laisser une étrangère chanter avec des enfants que de la laisser faire cours à des étudiants à l'université !!! ce que j'ai fait pendant trois années d'affilée sans être suspectée de prosélytisme. Alors qu'avec « Y'avait des gros crocodiles et des orans-outangs... »... La hiérarchie scolaire peut être très méfiante. Machi moshkil ! A la place et sous les conseils de mon ami Reda je rencontrais donc Monsieur Lahoucine Talibi le directeur du centre SOS Village d'Agadir. Nos échanges ont été eux aussi fructueux. Et lui aussi souhaiterait me voir travailler avec ses équipes. Inchaallah.

Pour samedi Brahim m'avais mise en lien avec l'association Khoutwa (Un pas). Mimid est venu me chercher pour une après-midi festive auprès d'enfants dit « à risque » et de jeunes collégiens. J'ai passé un moment formidable (voir prochain article). La présidente et l'équipe sont partants pour une journée de formation. Nous programmons celle-ci à vendredi de la semaine suivante. Machi moshkil ! A suivi une soirée de maraude auprès d'enfants des rues. L'expérience la plus troublante de toute ma carrière, je crois. Une chose est sûre : je veux faire quelque chose pour ces jeunes, je ne sais pas encore quoi mais Inchaallah ! Je le ferai.

Lundi j'arrive à Tiznit avec mon amie Saadia. J'ai rendez-vous à 15h pour une première rencontre. Ma proposition les intéresse beaucoup et le président de l'association me reçoit. Très rapidement le courant passe et même si rien ne va se faire lors de ce séjour un accord tacite est passé pour qu'une session de formation de plusieurs jours se mette en place dans les mois à suivre. Machi moshkil ! L'association a plusieurs projets très intéressants. Et je suis invitée chaleureusement à m'y associer.

Pour ma deuxième partie de séjour encore quelques projets de rencontres mais Inchaallah ! On ne sais jamais ce qui peux arriver !

Machi moshkil

Publié dans Mission solidaire

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