En route vers les montagnes

Publié le par Cécile

Lundi matin Brahim vient me chercher à la porte de l'hôtel et nous descendons à pied, environ 2 km plus loin, jusqu'à une petite place encombrée de taxis et de piétons : Le Battoir. Nous y rejoignons Mohamed installé à la terrasse d'un petit café. Mahdi arrive pas longtemps après. Les jeunes hommes sont tous originaires de Tata. Ils sont « voisins » me disent-ils. Je ris en découvrant qu'en fait d'un de leur bled à l'autre il y a quand même 200 à 300 km de distance. Tous les trois sont professeurs dans des écoles de villages perdus dans la montagne. Thé, café, galette pour certains, en petit déjeunant je leur pose des tas de questions : l'école, la vie dans la montagne, leurs études, comment ils sont arrivés si loin de chez eux pour enseigner… J'ai vraiment plaisir à participer à cette conversation enjouée.

En route vers les montagnes

Il est temps d'aller prendre notre taxi. Sur l'angle de la petite place en face de nous deux véhicules arborent les mêmes damiers noirs et jaunes sur fond blanc. C'est l'un d'entre eux qui va nous conduire à Ait Tamer, étape de notre périple. Nous sommes quatre. Le chauffeur nous indique qu'il lui manque deux personnes pour être au complet et partir. Oui, sept dans la voiture ! Et non ce n'est pas un monospace ou un 4X4, c'est une bonne vieille Mercédès des années 80 ! Après une bonne 1/2 heure d'attente une jeune femme prend place sur la banquette avant. Nous montons, mes trois compères et moi-même, sur la banquette arrière. Nous ne sommes que six mais le chauffeur se résigne à quand même partir.

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La pluie tombe de plus en plus drue et la visibilité est très médiocre. Le chauffeur essuie régulièrement la buée devant lui sur le pare-brise avec un chiffon. Par sa vivre entre-ouverte les gouttes d'eau me tombent sur le pantalon. J'ai rapidement renoncé à stresser par rapport à la vitesse à laquelle on roule, ni pour les légers aqua-planning ressentis à certains moments. Que faire sinon accepter qu'en taxi au Maroc on ne maîtrise pas les événements et qu'il faut prendre tout ça avec beaucoup de philosophie. Une heure plus tard nous arrivons à Ait Tamer. Il pleut des cordes et l'eau dévale la rue à certains endroits. Brahim et Mahdi font des courses. D'étal en étal ils achètent un poulet pioché dans le poulaillé ouvert à l'arrière de la boutique, tué et plumé sous mes yeux. Quelques légumes. Des herbes aromatiques… Pour le tajine de tout à l'heure. Il faut s'imaginer deux enfilades d’échoppes de part et d'autre de la rue avec toute sortes de choses qui se marient plus ou moins bien ensemble à l'oeil.

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Brahim me présente Fatimzahra, une collègue enseignante du même bled. J'engage une chaleureuse conversation avec la jeune femme. Au bout d'un temps certain la voiture qui doit nous conduire jusqu'au petit village (je ne peux pas en donner le nom) démarre le coffre chargé de victuailles, quatre personnes sur la banquette arrière, le chauffeur, Fatimzahra et moi sur la banquette avant... enfin moi à moitié assise sur le frein à main. Ici la voiture est un utilitaire style Kangoo...

Les lacets s'enchaînent. La pluie toujours battante en bas ne l'est plus en haut. Un ciel bleu, du soleil et les couleurs magnifiques des champs de blé et des arganiers.

En route vers les montagnes

Publié dans Balades et autres

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